| mercredi 19 juin 2013, a 12:21 |
| Monsieur Riche et Monsieur Pauvre... |
Quelquefois, pour rigoler, Monsieur Riche imagine qu'il est pauvre. Tandis qu'il regarde monter au ciel les volutes de la fumée de son havane et que tintent les glaçons dans son pur malt, visiblement excité, comme un gosse qui dit des gros mots, Monsieur Riche répète les mots des pauvres : HLM, Smic, gamelle, pince à vélo, chômage... jusqu'à plus soif et qu'il roule sur la moquette, en hurlant de rire.
Quelquefois, Monsieur Pauvre se prend à rêver qu'il est riche. Il ferme les yeux et, religieusement, comme une prière, il répète les mots des riches : caviar, champagne, hôtel particulier, coffre-fort, Rolls Royce...
Ces mots lui montent à la tête, comme de l'opium, et l'envoient au ciel.
Mais rapidement, il est obligé d'arrêter.
Il faut qu'il descende la poubelle.
( " Les mots des riches, les mots des pauvres "
de Jean-Louis Fournier )
Dessin de Echevin :
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| mercredi 05 juin 2013, a 22:06 |
| blog en vacances.. |
Mon " fourtoulitterofilosoficopoeticomic "
part chercher l'soleil et la chaleur dans l'Sud.
Activité bloguaire quelque peu poussive
voire inexistante pour quelques temps.
Alors, à plus... fidèles visiteurs et euses.
l'père Cantoche
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| lundi 03 juin 2013, a 00:33 |
| Veuf... |
J'ai eu beaucoup de chance de la rencontrer, elle m'a porté à bout de bras, toujours avec le sourire.
Elle avait la finesse et la résistance de la porcelaine. Elle était courageuse, elle m'a supporté quarante ans, moi que je ne souhaite à personne.
Elle avait du goût pour deux, elle connaissait les styles des meubles. A force de traîner derrière elle dans les brocantes, je les connais aussi et j'ai pris goût aux vieilles choses.
Elle qui reconnaissait les beaux meubles, pourquoi,m'avait-elle choisi ? Moi, un meuble ordinaire, sans style particulier, un meuble rustique, bancal, qui ne tient pas droit tout seul, j'ai une jambe un peu plus courte que l'autre. Elle a été ma cale, elle m'a empêché de tomber, je me suis tenu droit à ses côtés. Elle m'a décapé, elle m'a poli, elle m'a fait briller.
En échange, je l'ai fait rire. Pleurer, aussi.
Si je dis que je vais bien, ce n'est pas vrai ; si je dis que je vais mal, ce n'est pas vrai non plus. Je vais.
J'ai toujours pensé égoïstement que j'aurais la chance de mourir le premier. Sylvie pourrait en profiter, faire les voyages que je n'ai jamais voulu faire. aller en Namibie caresser les tigres. Elle rencontrerait un beau veuf tout frais, très gentil, qui lui dirait tous les jours qu'elle est la plus belle, même quand ce ne serait plus vrai.
Je vais prendre un chat. Toi, tu as retrouvé Timide, moi je n'ai plus personne à caresser, ni chat ni femme. Timide et Sylvie, mes deux êtres chers, ont disparu.
J'espère que tu as eu une belle vie. Tu as fait un beau métier, tu as eu beaucoup d'amis, tu as lu beaucoup de beaux livres, tu as eu de belles maisons, tu as eu de belles robes, tu as eu l'occasion de réaliser de beaux documentaires, tu as eu de beaux chats très doux et puis il y a eu moi, pas très doux, j'espère que je ne t'ai pas trop gâché le séjour.
Tu ne seras jamais vieille, tu n'auras jamais la maladie d'Alzheimer que tu craignais tellement, tu es partie en beauté, un gracieux roulé-boulé dans les feuilles de l'automne. Les parachutistes font un roulé-boulé quand ils descendent du ciel, toi tu l'as fait avant de monter.
Tu aurais pu avoir un peu de patience, attendre qu'on parte ensemble. on dit que la fin du monde est proche.
J'ai reçu un questionnaire du crématorium du Père-Lachaise, ils veulent savoir si j'ai été satisfait des prestations. Je dois mettre des croix dans des petites cases, de " insatisfaisant " à " très bien ". On demande aussi mes observations et mes suggestions. Tout est passé en revue, l'accueil, la courtoisie, le choix des textes, le choix des musiques. Il y a aussi un service traiteur. A la rubrique " suggestion ", je vais proposer un barbecue géant.
J'ai été amputé de toi sans anesthésie. On m'a retiré ma moitié, ce que j'avais de mieux. Je m'arrose de ton parfum pour que tu repousses.
Il arrive encore du courrier pour toi, j'ouvre tes lettres. Un jour, je vais peut-être découvrir la lettre d'un amant qui t'aimait éperdument. Je pense que je ne t'en voudrai pas, peut-être même que j'aurai envie de le rencontrer, pour parler de toi.
Quand je vois à quelle vitesse mes contemporains disparaissent, ce que je crains le plus, c'est le jour où il n'y aura plus sur terre une personne à qui je puisse poser la question " tu te souviens ? ".
Le plus terrible, c'est que je vais mourir seul, tu ne seras pas là pour me rassurer, me tenir la main, me fermer les yeux.
En même temps, je préfère que tu évites tout ça. Toi au moins, tu ne seras jamais veuve.
Un ami m'a raconté que, à l'enterrement de sa femme, l'étreinte de la meilleure amie de celle-ci l'avait émoustillé, avec effet secondaire. Il avait honte, il me demandait mon avis, il pensait qu'il n'aimait pas sa femme. Elle était morte après une très longue maladie, il l'avait soignée et accompagnée de façon exemplaire, il l'aimait beaucoup. Il se demandait maintenant, après l'événement, s'il l'aimait vraiment.
Je lui ai donné l'absolution. Sans pénitence et avec les félicitations du jury. Je l'ai rassuré en lui disant que ça n'empêche pas les sentiments. Je lui ai dit, m'avançant peut-être, que sa femme devait être contente de le voir reprendre goût à la vie. Il se prenait pour un monstre. Qu'il arrête de se vanter, il est seulement un être humain.
Moi qui ai eu souvent envie de te tromper, et pas seulement l'envie, est-ce que maintenant je peux te tromper sans te faire de chagrin, sans que tu le saches ?
Tu m'as dit que tu voyais très bien de loin.
Ca me fait peur.
Je suis le seul survivant de notre couple, je vais devoir continuer à avancer, tout seul. Est-ce que je vais avoir envie ?
Quand je vois des couples dans la rue, je me pose une question. Lequel des deux va mourir le premier ?
Au portemanteau est resté longtemps ton manteau rouge. Chaque fois que je passais devant, je mettais le nez dans le tissu pour respirer ton parfum.
Tout ce que les machines compliquées de la Salpêtrière n'ont pas réussi à faire, moi, je le fais avec des mots. Je te réanime.
J'avais emporté un lecteur de cassettes et une cassette de Charles Trenet qui nous chantait en boucle " Quand notre coeur fait boum, tout avec lui, avec lui, dit boum, et c'est l'amour qui s'éveille ".
Si j'avais su que, quarante ans plus tard, ton coeur allait faire boum.
Le petit boucher Henri qui m'appelait " Jeune homme " est mort. C'est sa femme qui fait boucher. Je pourrais me remarier avec elle, j'aurais toujours de la bonne viande, ce qu'on appelle le morceau du boucher.
Si j'étais parti avant toi, comment aurais-tu réagi ?
Je pense que tu aurais été malheureuse. Finalement, on était un bon couple. Le temps avait fait quelques dégâts, la vie quotidienne avait un peu usé des choses, les agacements mutuels avaient grossi, on se détestait parfois, mais pas longtemps. On restait toujours complices. Entre nous, le courant passait.
Tu étais le pôle positif, j'étais le pôle négatif. Ca faisait de la lumière, et souvent des étincelles.
Triste loi des séries : hier, j'ai perdu mes lunettes.
J'ai retrouvé ta montre, celle que je t'avais offerte. Elle marche toujours, j'aurais préféré que ce soit elle qui s'arrête.
J'ai vu deux mésanges qui voletaient dans le jardin. Quand je pense qu'elles ne vivent pas plus de dix ans et que, malgré ca, elles sont pleines d'entrain et de gaieté, elles me bouleversent. Si j'étais une mésange, je serais d'une tristesse infinie. Heureusement que tu n'étais pas une mésange, j'ai pu te garder plus longtemps.
J'aurais dû récupérer tes cendres, faire un grand sablier pour les mettre dedans, je t'aurais regardée passer le temps.
Quand je regarde tes petits chapeaux, je pense avec une infinie tristesse à ton cerveau, tombé en panne sèche, de sang.
Il est éteint définitivement.
Tu ne penseras plus jamais à moi.
J'ai regardé à l'intérieur des chapeaux s'il ne restait pas une petite pensée pour moi.
Est-ce que je te méritais ?
Tu as été ma plus belle qualité, j'espère ne pas avoir été ton plus gros défaut.
( " Veuf " de Jean-Louis Fournier )
lu en Juin 2013
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| samedi 01 juin 2013, a 09:14 |
| enfin... |
CESRAITI ENFIN L'PRINTEMPS, C'MATIN ?
Dessin d'Ibara :
( Copyright Ibara / Reprod interdite ) |
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| jeudi 30 mai 2013, a 09:00 |
| qu'avez-vous fait ? |
Vous les avez traînés de dimanche en dimanche, dans les jupes de maman, sur les épaules de papa. Vous leur avez appris à répéter comme des perroquets les slogans de vos manifs, vous les avez enrégimentés dans vos croisades d'un autre âge, vous les avez gavés de vos morales familiales et des radotages du presbytère, vous leur avez inculqué vos ataviques préjugés et vos phobies héréditaires. En vérité qu'avez-vous fait de ces enfants ? Qu'avez-vous fait de nos gentils galopins qui tiraient les sonnettes des voisins et les tresses des filles, des gamins toujours prêts à se bagarrer avec les garnements d'un autre quartier, des polissons qui dénichaient des nids dans leurs rondes buissonnières et même des enfants de choeur qui sirotaient le vin de messe à la barbe du curé ? Qu'avez-vous fait des charmants titis de Mick Micheyl, des petits poulbots aux yeux écarquillés de nos fêtes foraines, des copains de Jean-Pierre Léaud rêvant, devant les cinémas, aux rondeurs de Sophia Loren ? Qu'avez-vous fait des écoliers de Doisneau, des Gavroche de Victor Hugo, du Momo de Romain Gary, de la Zazie de Raymond Queneau ? Oui vraiment, tristes cagots, qu'avez-vous fait de nos enfants, de vos marmots ?
Yoland le mécréant
Yoland Simon :
Illustrations / Photo manif :
Dessin de Frizou :
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| lundi 27 mai 2013, a 21:32 |
| Mères Courage... |
C'est un jeudi d'octobre à dix-sept heures trente-quatre que j'ai programmé la mort du poisson noir. Il a rejoint dans mon congélateur ses demi-frères, cabillauds et harengs saurs, déjà réduits quant à eux à l'état de filets. Pas de bombe sur sa pauvre petite tête, pas de mine sous son pauvre petit ventre. Quelques cuillerées d'eau dans un bol jaune et bleu ; trois heures à moins dix-huit parmi mes surgelés pour une mort lente et douce.
On ne savait rien de lui. Fin septembre, le bocal avait réapparu sur l'étagère de la chambre de Claire ; quelques jours plus tard, elle était rentrée triomphante, balançant au bout de son bras un petit sac de plastique transparent dans lequel nageaient deux poissons : le poisson rouge et le poisson noir. C'était bien lui, le poisson noir, le plus joli des deux. La couleur de sa peau lui donnait un éclat, une présence ferme, une petite allure définitivement musclée que n'avait pas le poisson rouge, un peu fade, un peu terne et falot, comme nous le sommes souvent, nous les blancs à peau rose.
Dans le bocal, les deux nageaient sous une branche de palmier géant, sous l'oeil vif de Momo, la belle chatte qui, deux ans plus tôt, après avoir pêché un poisson gris, l'avait abandonné sur l'étagère, sans queue et sans vie. Les deux nageaient, sans voir la chatte. Le bocal parfois quittait l'étagère et l'ombre du palmier pour un séjour en sécurité, à l'abri de Momo, sur le rebord intérieur de la fenêtre de la salle de bains. C'est là qu'un matin j'ai remarqué la danse étrange du poisson noir. Il nageait encore, mais sur le côté, comme un petit bateau déséquilibré par son lest mal arrimé. Ses jolies petites nageoires qu'il agitait par mouvements calmes et coulés ne lui étaient d'aucun secours pour retrouver son équilibre. Pendant des jours, il a dansé sa dance de mort. Il mangeait cependant, en ouvrant de biais sa bouche noire, à la surface de l'eau, couché sur le côté. Tous les matins, je m'étonnais de le trouver encore en vie. Dix fois je l'ai cru mort ; à chaque fois, il repartait en tournant lentement sans plus jamais pouvoir atteindre le fond du bocal.
L'explication de son étrange comportement m'est venue de Cado, un soir qu'il réparait le lave-vaisselle. Après m'avoir reproché d'allumer trop rapidement la lumière au dessus des poissons : " Tu les effraies, ils n'ont pas de paupières ", il a diagnostiqué un problème de vessie natatoire, quelque chose à l'intérieur de son ventre qui n'allait plus, qui l'empêchait de nager droit ; aucun doute là-dessus, il fallait en finir. Oui, mais voilà comment le tuer ? Le priver d'eau ? Le laisser s'étouffer ? C'est Cado encore qui m'a fourni la solution : trois heures dans l'eau, à moins dix-huit. Une mort lente et douce. Un engourdissement fatal et sans douleur ni sursaut qui m'a rappelé ces skieurs perdus dans la nuit à Chamrousse, retrouvés morts au matin, gelés, à quelques mètres de la route qui les aurait sauvés si le froid n'avait endormi leurs deux corps avant qu'ils ne l'atteignent.
Vers vingt et une heures, j'ai sorti le bol du congélateur sans oser regarder le poisson.
Comment font les Rwandaises pour poser leur regard sur un enfant mort qu'une machette a coupé en morceaux ? Comment font-elles les Ethiopiennes qui attendent ou qui marchent, les yeux ouverts et fixes, un enfant mort accroché à leur ventre ? Comment les femmes Afghanes ? Quelle force ? D'où leur vient-elle, quand la super Daisy Cutter a pilonné leur vie. L'hypothétique Vierge Marie a-t-elle levé ses yeux sur son Jésus pas encore super-star, vinaigré, couronné d'épines, cloué aux quatre membres ? Quel courage leur faut-il aux mères de Palestine, d'Israël, et d'Amérique aussi ? Muriel a-t-elle pu regarder James jeté sur la chaussée, tout près de sa moto ? Et toi, Nadine, a-t-il fallu que tu voies ta Sarah, bousillée dans son amas de tôle ?
Douleur... C'est à peine si nous osons t'imaginer, quand à peine nous osons poser notre oeil sur un poisson mort dans une flaque de glace.
( " La mort du poisson noir "
Nouvelle issue du recueil " Adieu Pigeon "
de Catherine Vargues )
lu en Mai 2013
Illustration/photo :
Catherine Vargues :
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| jeudi 23 mai 2013, a 18:30 |
| avec sa gueule de métèque... |
Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre Grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l'air de rêver
Moi qui ne rêve plus souvent
Avec mes mains de maraudeur
De musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins
Avec ma bouche qui a bu
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim
Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre Grec
De voleur et de vagabond
Avec ma peau qui s'est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon
Avec mon coeur qui a su faire
Souffrir autant qu'il a souffert
Sans pour cela faire d'histoires
Avec mon âme qui n'a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire
Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre Grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Je viendrai, ma douce captive
Mon âme soeur, ma source vive
Je viendrai boire tes vingt ans
Et je serai prince de sang
Rêveur ou bien adolescent
Comme il te plaira de choisir
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir.
Georges Moustaki
( 3/05/1934--23/05/2013 )
Ecouter l'émouvant hommage
de François Morel sur France Inter.
C'est trop beau !
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| jeudi 23 mai 2013, a 08:27 |
| tant qu'il est temps... |
Moi je crois surtout qu'il faut s'aimer avant
Tant qu'on est vivants sur la terre
Et trouver les mots qu'on devrait dire souvent
A ceux qu'on aimait tant qu'il est temps.
( Yves Duteil )
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| mardi 21 mai 2013, a 08:54 |
| rien fier d'not peeeeeurt du Hâââv... |
Le Havre, avec 2,3 millions de conteneurs par an, est le premier port commercial français.
Port qui vient de remporter pour la troisième année consécutive le titre de " meilleur port européen " décerné par les professionnels asiatiques du transport et de la logistique. Le Havre devance ainsi Hambourg, Rotterdam et Anvers selon les 18000 professionnels asiatiques qui ont participé au vote, dont des importateurs-exportateurs, des logisticiens, des commissionnaires de transport et des compagnies maritimes de Chine, Singapour, Hong-Kong, Taïwan, Thaîlande, Corée du Sud ou Malaisie.
Premier port à conteneurs de France
Le Havre peut accueillir les plus grands navires du monde : 300 géants des mers l'ont été en 2012. Les échanges croissants avec l'Asie ont représenté 56% des parts de marché. L'acheminement des marchandises est facilité par des procédures douanières simplifiées et rapides : un guichet unique informatique et douanier, un dédouanement des marchandises en moins de cinq minutes et 99% sans contrôle physique.
Extrait de l'article du " Monde/Economie 14/05/13 "
Illustration :
Superbe photo prise par notre Ami Claude
de l'excellent blog " Objectif Le Havre ",
tenu par Yllen et lui-même.
( Publiée avec leur aimable autorisation ) |
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| lundi 20 mai 2013, a 14:37 |
| première trahison... |
Un jour Mando m'accueille en m'annonçant que la guerre est déclarée avec une bande ennemie, il faut faire vite, la horde hurlante débouche déjà d'une allée latérale et se précipite vers nous.
Sans me laisser le temps de lui demander des explications, Mando m'ordonne de le suivre et part en flèche, prédisant notre perte si nous tombons entre leurs mains. Prisonnier d'une situation qui le dépasse, mon coeur bat à tout rompre. Otage d'un conflit que je n'ai pas déclenché, me voilà tenu de me ranger dans un camp, simplement parce qu'il est celui de mon ami. Situation qui me terrorise. Beaucoup plus grand que moi, Mando me distance rapidement, je n'ai pas parcouru cent mètres que nos assaillants sont sur moi. Je m'arrête, entouré d'un cercle d'enfants inconnus, menaçants, avec dans la bouche un goût de carton. Mando disparu à l'horizon, je suis seul face au danger. Le chef de la bande, un petit rouquin trapu, m'attrape par mon chandail :
--- Je te préviens, les amis de nos ennemis sont nos ennemis, tu le connais l'Italien de Fénelon ?
Le mot sonne à mes oreilles comme Ganelon ou félon, j'ai du mal à me dépêtrer de ce nom de traître. La poigne du petit rouquin est solide, lui et les siens ont le regard déterminé, des traînées de crasse sur le visage.
--- Alors, réponds ! Tu le connais oui ou non ?
Le Parc, les arbres, les allées se teintent de jaune, j'ai envie de vomir, jamais encore je ne me suis senti si près de la mort. J'entends une voix qui monte d'un cran, ma voix lointaine qui répond :
--- C'est la première fois que je viens au Parc, comment est-ce que je pourrais le connaître ? Un Italien, en plus !
--- Pourquoi tu courais alors ? Fais attention, tu pourrais le regretter, tu jures que tu le connais pas ?
J'entends le mépris dans la voix d'Enza, la mère de Mando si croyante, quand elle parle de Judas, sa haine sincère pour celui qui a vendu son Sauveur. Cette voix qui doit être la mienne répond :
--- Bien sûr que je le jure !
--- Tu tends la main et tu craches par terre, allez !
J'ai du mal à rassembler assez de salive. Un crachat mousseux jaillit enfin, creusant un cercle minuscule dans la poussière, que je fixe obstinément.
--- C'est bon, tu peux y aller, mais souviens-toi que c'est nous ici, la bande de Chaptal !
Je retourne auprès des chaises où cliquettent les aiguilles à tricoter. On m'y donne un goûter auquel je ne touche pas : j'attends Mando qui ne saurait tarder, Mando l'intransigeant qui va poser des questions et à qui il va falloir mentir. C'est la première ombre sur ces années d'enfance, celle d'une lâcheté qui me pousse à disparaître, à chercher la main de Nine pour fuir du Parc.
( " La mauvaise rencontre " de Philippe Grimbert )
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| dimanche 19 mai 2013, a 10:01 |
| le monde à l'envers... |
Mes Ami(e)s,
Après la " Prise de tête migraineuse " provoquée par mon post de Dimanche dernier " Pas si vite devant, poussez pas derrière "...
j'me suis dit qu'il serait bon de renouer aujourd'hui avec mes " blagues du Dimanche "... " C'est pourquoi me voilà " ( comme disait l'grand Charles ) avec cette fine histoire gynécologique accompagnée d'un dessin du meilleur gout. Bon Dimanche à toutes et à tous !
l'père Cantoche
Tard, en fin d'après-midi, un gynécologue attend une dernière patiente qui n'arrive pas. Au bout de trois quarts d'heure, il conclut qu'elle ne viendra pas et se sert un apéro pour se détendre de sa journée avant de rentrer chez lui. Il s'installe confortablement dans un fauteuil et commence à lire son journal lorsque la sonnette retentit. Sa patiente arrive et se confond en excuses pour son retard.
--- Ce n'est pas grave, chère Madame, vous voyez, je vous attendais en dégustant un Gin-Tonic. Désirez-vous en prendre un également avant que je vous examine ?
--- Bien volontiers, je vous remercie...
Il lui sert un verre, s'assied en face d'elle et ils se mettent à discuter.
Soudain, un bruit de clé à la porte d'entrée.
--- Ciel, ma femme ! Vite, déshabillez-vous et écartez les jambes !
Dessin de John Billette :
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| vendredi 17 mai 2013, a 13:04 |
| Recensement... |
-- Allô... c'est toi ?
Il recense les amitiés.
( " Courrier sud " d'Antoine de Saint-Exupéry ) |
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| mardi 14 mai 2013, a 06:53 |
| je mets... |
Quand je n'ai plus de bleu,
je mets du rouge.
( Pablo Picasso )
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| dimanche 12 mai 2013, a 07:54 |
| pas si vite devant, poussez pas derrière... |
L'immobilisme est en marche
et rien ne peut l'arrêter.
( Edgar Faure )
Que se passe-t-il quand tout avance autour de soi et qu'on s'efforce de rester immobile? On finit par être arraché, désarticulé, emporté par le courant, éparpillé en lambeaux flottants. C'est ce qui menace aujourd'hui la France. Autour de nous, le monde change de plus en plus vite. Des jeunesses se libèrent de la peur. Des continents avancent à grands pas vers des richesses inattendues. Et nous sommes de plus en plus immobiles. De plus en plus enfoncés dans nos certitudes. De plus en plus convaincus que le monde a les yeux tournés vers nous, modèle idéal de leur avenir. De plus en plus centrés sur nos minuscules disputes et nos dérisoires scandales. De plus en plus persuadés que le meilleur de notre histoire est derrière nous et que nous n'avons rien de mieux à faire que de conserver ce mode de vie. En conséquence, nous interprétons tout à l'aune de notre nombril. Nous pensons les révolutions méditerranéennes comme la volonté de ces peuples de nous imiter, alors qu'elles indiquent, tout au contraire, qu'ils commencent une marche vers un monde en changement, dont nous nous excluons par notre immobilisme. De même, nous faisons de notre modèle de gouvernement l'idéal auquel tous les autres doivent aspirer et nous interprétons la crise de l'Europe comme la traduction de la volonté des autres pays européens d'atteindre notre niveau de vie et de leur incapacité à répliquer nos institutions. Plus généralement, nous interprétons tous les mouvements du monde comme la volonté des autres de nous copier. Alors que rien n'est plus éloigné de l'esprit d'un habitant des pays émergents, d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique latine, que le confort rassis et autosatisfait dans lequel se complaisent les dirigeants européens, et français en particulier. Bien d'autres grandes puissances avant nous sont mortes d'un même aveuglement et pour avoir oublié que l'apologie du statu-quo est le début de la fin. On aurait pu attendre du dernier remaniement ministériel, comme des précédents, qu'il fût l'occasion d'inscrire la France dans ce mouvement. Mais non. On garde les mêmes, ou de plus chevronnés encore, pour gérer à l'ancienne des problèmes d'une ampleur inédite; et on nous explique que le seul risque que nous courons est d'être envahis par des peuples ignorants et envieux. Cela ne nous mènera nulle part, sinon à des tensions croissantes entre le monde et nous. Quant à notre modèle social, qui privilégie les fortunes héritées au détriment des richesses créées, il aggravera brutalement la situation des plus pauvres. Pour toutes ces raisons, nous sommes à la veille d'un arrachement politique, historique, économique et social. Nous devons comprendre d'urgence que le monde va changer de plus en plus vite; que nous ne sommes pas les détenteurs éternels d'une rente, qui nous aurait été accordée pour nos mérites ou par les vertus du Saint-Esprit; que notre capacité de mouvement est beaucoup plus importante que nos racines; que nous ne sommes pas destinés à rester éternellement une grande puissance ni à attirer longtemps les élites du monde. Il est urgent de regarder l'horizon et non plus l'arbre, sur la rive, auquel nous pouvons, pour un bref instant encore, nous attacher.
Jacques Attali
( " L'Express " du 01/03/2011 )
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-arrachement_967672.html
Illustration :
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| samedi 11 mai 2013, a 09:14 |
| Wide... |
Bravo et bonne chance
à notre Ami Guillaume,
notre ami râleur,
pseudomé " Wide " sur nos blogs,
pour la création de son Entreprise en Informatique...
Illustration : Photo de l'article " Ouest France "
( Texte parfaitement lisible sur ce lien )
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| vendredi 10 mai 2013, a 12:17 |
| la classe... |
Il refusait tout commerce avec les prostituées. Beau garçon, mais pas de façon provocante, il n'avait jamais rencontré auprès des femmes de difficultés majeures. S'il leur accordait assez d'attention pour les séduire son comportement demeurait modeste. Rien d'un conquérant. On devait aller vers lui, mais alors il savait accueillir, le corps comme l'esprit. Il restait dans sa démarche, assez puritain, et l'argent qui permet d'asservir l'autre, n'était pas pour lui un piment. Une partouze lui eût fait horreur, telle une action hors du possible, se passant dans un autre univers, un univers qui ne le concernait pas et où il ne désirait pas entrer. N'ayant jamais eu à vaincre il ne se devait pas de prouver son talent : un fait acquis. De ses succés il ne tirait nulle vanité et à peine de plaisir. La chose allait de soi.
( " Mardi à l'aube " de Lucie Faure )
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| jeudi 09 mai 2013, a 08:51 |
| le théorème de l'ascenseur... |
Tout Jésus plongé dans la prière
reçoit une poussée de bas en haut
qui le renvoie chez son papa.
( Pierre Desproges )
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| mardi 07 mai 2013, a 22:43 |
| nouveau scandale alimentaire... |
Paradoxe formidable, génial coup de bluff auquel communie le croyant depuis vingt siècles : en se rassasiant d'absence, il se gave de sens ! C'est ce qui se passe dans l'eucharistie, non pas simple commémoration, mais logophagie. Que ce soit dans la main ou sur la langue, sur le parvis des Invalides ou dans la plus humble paroisse de brousse, il s'agit bien pour le catholique fervent d'absorber une parole – le Verbe fait chair – de s'en gaver, de l'avaler au double sens du terme : bobard et hostie. C'est trivial et sublime. N'essaie pas de comprendre, crois seulement, abêtis-toi et… gobe. Transsubstantiation, y'a bon !"
( " La déraison chrétienne " de Michel Bellin)
Il faut bien ces jongleries avec la substance et les espèces sensibles pour parvenir à faire croire au fidèle que ce qui est ( le pain et le vin ) n'existe pas, et que ce qui n'est pas ( le corps et le sang du Christ ) existe vraiment ! Tour de prestidigitation métaphysique sans pareil ! Quand la théologie s'en mêle, la gastronomie et l'oenologie, voire la diététique et l'hématologie renoncent à leur prétention. Or le destin du christianisme se joue dans cette pitoyable comédie de bonneteau ontologique."
( " Traité d'athéologie " de Michel Onfray )
Le dogme le plus intéressant du catholicisme et celui de la transsubstantiation. Il dit que lorsque le prêtre prépare le rite de l'eucharistie et impose les mains sur le pain et le vin, ceux-ci deviennent réellement, par un miracle, le corps réel et le sang réel de Jésus, c'est à dire de l'homme-dieu qui est censé avoir fondé le christianisme. Si vous n'avez jamais assisté à un rite de la " communion catholique ", allez-y au moins une fois, c'est assez spectaculaire: le prêtre lève les mains, prononce la phrase rituelle " et qu'ils deviennent pour nous le corps et le sang de Jésus notre seigneur" - miracle - dit le dogme, à cet instant précis, ils deviennent réellement corps et sang de l'homme-dieu pour les fidèles. Pour tromper les mécréants, ils gardent toutefois leur apparence extérieure de pain insipide et un peu collant et de vin doux. Le catholique qui prend la communion ingère donc la vraie chair du " Vraiment homme et vraiment Dieu ". Cela est particulièrement intéressant, car cette particularité fait du catholicisme la seule religion théophage connue."
( " Introduction à l'idéologie chrétienne " d'Enrico Riboni )
Je n'ai point de séquelles De ces temps religieux Où, d'hosties en autels On m'gavais de Bon Dieu...
( " Déboutonne ma soutane " d'Henri Tachan )
N'importe quel chrétien venant de recevoir l'eucharistie vous le confirmera, Dieu fond dans la bouche, pas dans la main.
Dieu, hostie ou pas, est un plat qui se mange froid.
( Pierre Desproges )
L'hostie est une pilule pour la foi.
( Léo Campion )
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| samedi 04 mai 2013, a 09:41 |
| cet autre... |
-- Oh ! si le temps pouvait remonter vers sa source ! et si le passé revenir !
J'étais, là-bas, dans ces jardins, moi, non un autre,-- mais celui que j'étais, cet - autre -, ah ! Comment le redeviendrais-je !
( " Les nourritures terrestres " d'André Gide )
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| vendredi 03 mai 2013, a 09:27 |
| le plaisir de vivre... |
Elle ouvrit les yeux. Un vent brusque, décidé, s'était introduit dans la chambre. Il transformait le rideau en voile, faisait se pencher les fleurs dans leur grand vase, à terre, et s'attaquait à présent à son sommeil. C'était un vent de printemps, le premier : il sentait les bois, les forêts, la terre, il avait traversé impunément les faubourgs de Paris, les rues gavées d'essence et il arrivait léger, fanfaron, à l'aube, dans sa chambre pour lui signaler, avant même qu'elle ne reprît conscience, le plaisir de vivre.
( " La chamade " de Françoise Sagan )
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| jeudi 02 mai 2013, a 09:10 |
| heureux... |
Heureux sont ceux
qui peuvent habiter un monde
qu'ils portent en eux-mêmes.
( " La vie privée " d'Elsa Triolet ) |
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| mercredi 01 mai 2013, a 10:15 |
| C'est quoi c'travail...? |
Dessin de Hervé Baudry :
Les 1er Mai 2009/10/11 et 12
sur l'blog du père Cantoche :
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| dimanche 28 avril 2013, a 23:17 |
| j'fais quand même pas aussi vieux ? |
Je ne sais pas, mes ami(e)s, si tout comme-moi, il vous arrive de regarder des gens de votre âge et de vous dire :
--- Je ne peux, quand même pas, paraître aussi vieux !
Moi, qui ai 70 piges, ça m'arrive très souvent. Quand je rencontre un autre gars ou une mamy de 70 ans, je n'en reviens pas. Mais que cette personne fait vieille, j'fais pas aussi vieux, m'enfin !
A ce sujet, une de mes bonnes amies de 60 berges m'a raconté sa mésaventure :
" J'étais assise dans la salle d'attente pour mon premier RV avec un nouveau dentiste quand j'ai remarqué que son diplôme était accroché sur le mur. Il y était inscrit son nom et je me suis soudain remémoré un grand brun portant ce nom. Il était dans ma classe de Lycée il y a 45 ans et j'étais follement amoureuse de lui. Je me demandais si ce dentiste pouvait être le garçon pour qui j'avais craqué à l'époque ? Quand je suis entré dans la salle de soins, j'ai immédiatement écarté cette pensée de mon esprit. Cet homme grisonnant, dégarni, le visage marqué de profondes rides, la bedaine bien en évidence était bien trop vieux et bien trop moche pour avoir été mon grand amour secret... quoique la ressemblance était tout de même troublante. Après qu'il eu examiné ma dent, n'y tenant plus, prenant mon courage à deux mains, je lui ai demandé s'il était au Lycée François 1er du Havre en 1968...
--- Oui, m'a t'il répondu.
--- Quand avez-vous eu votre Bac ?
--- En 1971... mais, pourquoi cette question ?
--- Eh bien, vous étiez dans ma classe !
Et c'est là que cet affreux vieux con m'a demandé...
--- Ah bon, vous étiez prof de quoi ? "
Merci à notre Ami " Science Infuse " ( l'père Lippi )
pour m'avoir envoyé ce petit chef d'oeuvre par email
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| jeudi 25 avril 2013, a 08:45 |
| mensonges... |
L'Allemagne ne suivra aucun autre chemin que celui tracé par les traités. Le peuple Allemand ne songe nullement à l'envahissement des pays étrangers.
( 17/05/1933 )
L'allégation selon laquelle l'Allemagne aurait l'intention de violer les frontières de l'Etat Autrichien est absurde et dénuée de tout fondement.( 01/02/1934 )
Nous n'avons pas de revendications territoriales en Europe. ( 07/03/1936 )
On répand le bruit que l'Allemagne voudrait envahir l'Autriche et la Tchécoslovaquie. Mensonges que tout cela ! Qui les répand ? Un petit cercle d'intéressés, de personnes qui ne veulent pas la paix. ( 01/05/1936 )
( Adolf Hitler )
En 1933, à la place du Président Français, j'aurais dit : l'homme qui est devenu Chancelier, qui a écrit " Mein Kampf " dans lequel il dit ceci et cela, cet homme ne peut être toléré comme voisin. Soit il disparait, soit nous l'envahissons. Ca aurait été logique. Or les Français n'ont rien fait, ils nous ont laissé faire et maintenant que nous sommes prêts, ils nous déclarent la guerre.
( Joseph Goebbels )
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| mercredi 24 avril 2013, a 09:00 |
| Mort de rire... |
J'ai connu quelqu'un dont la manie de rire à tout propos était si forte que, lorsque vous aviez quelque chose de sérieux à lui dire, il fallait au préalable lui annoncer que vous alliez lui parler sérieusement et qu'il n'y avait rien d'amusant dans ce que vous aviez à lui confier. Tant que vous n'aviez pas réussi à lui faire entendre cela clairement, il était secoué de spasmes à chaque mot. Je l'avais rencontré, un jour, alors que quelqu'un venait de lui demander l'heure. Il s'était arrêté brusquement au milieu de la rue et se tapait sur les cuisses en éclatant de rire. Personne, jamais, n'osait lui raconter quelque chose de vraiment drôle : un bon mot l'aurait tué sur place.
( " Pensées paresseuses d'un paresseux "
de Jerome K.Jerome )
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| mardi 23 avril 2013, a 07:22 |
| quelque chose plutôt que rien... |
La vie n'était rien d'autre
que ce filament illusoire
qui nous reliait aux autres
et nous donnait à croire que,
le temps d'une existence
que nous pensions essentielle,
nous étions simplement
quelque chose plutôt que rien.
( " Une vie française " de Jean Paul Dubois )
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| lundi 22 avril 2013, a 09:20 |
| Risquer ce ridicule... |
--- Tu mélanges tout, Julia. Crois-moi, ce courage qu'ont les Scandinaves pour arrêter le temps, pour se regarder vivre l'instant, n'a rien d'un conformisme. Chez moi... D'abord il y avait peu de fêtes. Mais quand c'était la fête, les soirées se passaient sans que personne n'ait su dire aux autres qu'il les aimait. Appelles-tu cela de la pudeur ?
Alors, j'aimerais bien ne plus jamais être pudique. La vie passe, on se perd. Mais quand on se rassemble, surtout pas de sentimentalisme. On fait assaut d'esprit, d'ironie, on se dispute pour une pièce de théâtre ou pour de la politique. Voilà comment les choses se passent en France. Je sais trop l'amertume qu'il en reste, à la fin d'une vie. Aimer les gens quand il n'est pas trop tard, au prix même d'un peu d'emphase... Risquer ce ridicule est beau, Julia. C'est chaud et c'est vivant. Nous ne sommes pas nés seulement pour demeurer pudiques...
( " Sundborn ou les jours de lumière "
de Philippe Delerm )
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| dimanche 21 avril 2013, a 10:52 |
| Avis à la population... |
Ce soir Dimanche 21/04 à 20h
dernière diffusion de mon interview
( Durée 30 minutes )
à l'émission " Les rencontres du Livre "
de Yoland Simon
sur Radio Albatros le Havre ( Fr 94,3 FM )
et si, cher(e)s Ami(e)s, vous le manquez ou ne pouvez le capter
vous pouvez écouter son enregistrement
l'père Cantoche
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| vendredi 19 avril 2013, a 09:19 |
| l'karaoké du jour... |
Cliquer sur le lien
:
Le son à fond les
manettes. Chanter avec Georges Milton et l'père
Cantoche.
Et c'est
parti ...!
Bien des gens, parait-il, ne payent pas
leurs impôts
Et traitent ceux qui les payent de poires
et de ballots
Moi, je n'approuve pas ça, j'dis qu'ce
n'est pas permis
Et constamment j'demande aux parents, aux
amis :
As-tu déclaré ton salaire
?
As-tu déclaré tes r'venus
?
Tes coupons des mines de
Gruyère
Et les pots-de-vin que tu as
r'çus
Tout c'que t'as gagné à la
Bourse
Tout c'que t'as ramassé aux
courses
Ton cinq pour cent, tes
caoutchoucs
Et tes fonderies d'caramel
mou
Et tes valeurs
pétrolifères
Et ta fabrique de nouilles au jus
?
As-tu déclaré ton salaire
?
As-tu déclaré tes r'venus
?
Il en est chaque année qui ne déclarent
rien
Pas plus leur Cinq-chevaux que leur bonne
ou leur chien
Afin de les forcer à faire tout leur
devoir
Je dis à tous les gens que je vois sur
l'trottoir :
As-tu déclaré ton salaire
?
As-tu déclaré tes r'venus
?
Tes deux larbins, ta
cuisinière
Et ta villa
d'Honolulu
Ton cheval et ta
bicyclette
Ton trotteur et ta
trottinette
Ta clarinette et ton
piano
Ta TSF et ton
cabot
Et l'or que t'as sur les
molaires
De ton vieux jardinier barbu
?
As-tu déclaré ton salaire
?
As-tu déclaré tes r'venus
?
Comme dans notre budget il y a toujours des
trous
Vous verrez qu'un beau jour faudra payer
sur tout
On payera sur sa femme et sur son
perroquet
Ce jour-là, j'dirai à ceux qui ne payent
jamais :
As-tu déclaré ton salaire
?
As-tu déclaré tes r'venus
?
As-tu déclaré ton
grand-père
Ton écumoire et ta tortue
As-tu déclaré fes
lunettes
Ta soeur et tes boutons
d'manchette
Ton rasoir Star et ton
blaireau
Tes draps, ta pipe et ton
yoyo
As-tu déclaré ta
belle-mère
Ta bassinoire et ton bahut
?
As-tu déclaré ton salaire
?
As-tu déclaré tes r'venus
? ( Georges Milton 1886/1970 ) Illustration / Dessin de Geluck
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| mercredi 17 avril 2013, a 10:29 |
| la part d'ombre... |
Il y a presque toujours cette triste
fois où nous n'avons pas agi aussi honorablement -- disons avec autant de
droiture -- que, peut-être on aurait dû, cet acte de folie, ce geste de
bassesse, cet accès de méchanceté. Mais nous l'avons payée, cette faute ! Nous
l'avons payée, avec ces heures étouffantes de vains remords, avec l'agonie
brûlante de la honte, avec le mépris, parfois, de ceux qu'on aime
!
( " Pensées paresseuses d'un paresseux
"
de Jerome K.Jerome
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| mardi 16 avril 2013, a 11:57 |
| Halte au rêve... |
Les hommes pensent
: Danger !
Ils fraternisent
: Danger !
Ils s'entraident
: Alerte !
Voilà que les ennemis ne
se trompent plus d'ennemis et se mettent à s'aimer : Casse-cou
!
et aussitôt : Halte au
rêve !
( " Quand les cartes sont
truquées " de Myriam Ben )
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| vendredi 12 avril 2013, a 09:22 |
| Une comédie tragique... |
On meurt tous les jours, à chaque
instant de chaque jour. L'Enfant que j'étais est mort dans l'Adulte que je suis,
celui que j'étais hier est mort aujourd'hui, ou s'ils survivent en moi ce n'est
qu'autant que je leur survis, chacun transporte son cadavre avec soi, et jamais
ne reviendront les amours anciennes. La vie est déchirante parce qu'elle meurt,
parce qu'elle ne cesse de mourir, là, devant nous, en nous, et le temps est
cette déchirure, cette mort en nous qui avance, qui creuse, qui attend, qui
menace...
Il y a la fatigue qui nous accompagne,
qui n'est peut-être que la mort elle-même qui travaille, qui nous travaille, ou
la vie lentement qui s'use et qui résiste...
Pourquoi apprendrait-on à mourir
puisque on est sûr d'y arriver, puisque c'est le seul examen que personne n'ait
jamais raté ?
Personne n'a jamais échoué à mourir ;
Mais à vivre...
Or comment, comment vivre, du moins
comment vivre heureux, sans accepter la trame même de notre existence, qui est
le temps qui passe et la vie qui se défait ?
Être, c'est disparaître : l'Instant
s'abolit en même temps qu'il advient.
Vivre est une tragédie, vivre est une
comédie.
( " Impromptus " d'André Comte
Sponville ) Pas d'inquiétude, les
Ami(e)s, j'erre et gère...
Pas si vite devant, poussez pas
derrière !
l'père
Cantoche
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| Présentation |  " J'attends d'un Auteur qu'il me parle de lui , c'est à dire de moi : qu'il augmente la conscience que j'ai de moi-même par identification ou par opposition avec la sienne . " (1)
" Je glane chaque jour une phrase , un paragraphe que je consigne ensuite sur un cahier , lequel peu à peu devient un livre , un étonnant fouillis sans histoire , mais qui les traverse toutes et construit à chaque lecture quelque chose de différent d'où émanerait , selon moi , un début de vérité , c'est à dire un mystère absolu . " (2)
Amoureux de Littérature , vous trouverez ici les passages de mes lectures qui m'ont interpellé .
Ces " Morceaux choisis " me parlent et j'ai envie de les faire partager à des gens qui , comme moi , n'ont pas besoin , de faire travailler leur cerveau pour que ça les émeuve . " (3)
Soyez les bienvenus , amateurs de , Philosophie , Poésie , Humour , Dérision , Choses obscures , particulières et sans grand intérêt mais ...
QUI SONT LA ... ! (4)
" Les travaux de l'Esprit ne sont pas plus méprisables que les travaux Manuels."(5)
Ce serait de l'égoïsme d'avoir une vie intérieure et de ne pas l'extérioriser un peu. (6)
Nul ne peut préjuger des lieux où souffle l'esprit. (7)
l'père Cantoche
(1)"Lire et Ecrire"de Maurice Chapelan
(2)Citation remaniée et personnalisée du " canapé rouge " de Michèle Lesbre
(3) librement inspiré par Jacques Grieu("Brouillard en Baie de Seine)
(4) librement inspiré par François Taillandier("N6")
(5) Nicolas Boileau
(6) "Journal1997/2000"
de Philippe Bouvard
(7) Anonyme
Image de fond : ericdetrez.free.fr
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| commentaire(s) | Veuf... l'père Cantoche (10/06/2013 09:54)merci ma tite-belsor... Veuf... tite belsor (06/06/2013 22:21)Mon cher bof, quel g... Veuf... l'père Cantoche (06/06/2013 06:54)Partir ensemble comm... |
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