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A livre ouvert
samedi 28 janvier 2012, a 07:46
un tas de glaise...
 

" Vers l'URSS " 1935
 
Les voitures de troisième abritaient des centaines d'ouvriers Polonais congédiés et qui regagnaient leur Pologne.
Je progressais dans les couloirs enjambant les corps.
Je m'arrêtais pour regarder tout un peuple enfoncé dans les mauvais songes et qui regagnait sa misère. Tous ces hommes, femmes, enfants, n'avaient point trouvé l'hospitalité d'un bon sommeil.
Et voici qu'ils me semblaient avoir à demi-perdu qualité humaine, ballotés d'un bout de l'Europe à l'autre par les courants économiques, arrachés à la petite maison du Nord, au minuscule jardin, aux trois pots de géranium que j'avais remarqué autrefois à la fenêtre des mineurs Polonais.
Un enfant tétait sa mère, si lasse qu'elle paraissait endormie. La vie se transmettait dans l'absurde et le désordre de ce voyage.
Je regardais le père.
Un crane pesant et nu comme une pierre.
Un corps plié dans l'inconfortable sommeil, emprisonné dans les vêtements de travail faits de bosses et de creux.
L'homme était pareil à un tas de glaise.
Et je pensais :
-- Le Problème ne réside pas dans cette misère, dans cette saleté, ni dans cette laideur. Mais ce même homme et cette même femme se sont connus un jour. Et l'homme a souri sans doute à la femme. Il lui a sans doute, après le travail, apporté des fleurs. Timide et gauche, il tremblait peut-être de se voir dédaigné.
Mais la femme par coquetterie naturelle, la femme sûre de sa grâce, se plaisait à l'inquiéter.
Et l'autre, qui n'est plus aujourd'hui qu'une machine à piocher ou à cogner, éprouvait ainsi dans son coeur l'angoisse délicieuse.
Le mystère, c'est qu'il soit devenu ce paquet de glaise.
Dans quel monde terrible est-il passé, marqué par lui comme par une machine à emboutir.
Pourquoi cette belle pâte humaine est-elle abîmée...?
 
( " Un sens à la vie "
d'Antoine de Saint Exupéry )
 
 
 

vendredi 27 janvier 2012, a 09:30
un homme...
 

 
Tout un homme,
fait de tous les hommes
et qui les vaut tous
et que vaut n'importe qui.
 
( " Les mots " de Jean Paul Sartre )
 
 
 
 
 



jeudi 26 janvier 2012, a 08:37
Un chef...
 

Un chef, c'est un type qui a une mentalité d'employé mais qui ne veut pas le rester.
 
( Coluche )

mercredi 25 janvier 2012, a 07:19
Le ville des brumes...?

 
Beaucoup moins aimable fut le cadeau empoisonné que nous fit Marcel Carné, avec ce " Quai des brumes " qui donna à la cité une si fâcheuse réputation. Très loin des souriantes images de bassins aux bords gentiment animés, le film nous imposa le sinistre spectacle de sombres installations, de bâtisses informes, d'entrepôts et de hangars noyés dans un éternel brouillard. Disons-le, il ne fut guère charitable de nous attribuer cette déprimante météorologie. D'autant, ne l'oublions pas, que le roman de Mac Orlan, dont s'inspira le cinéaste se déroulait à Montmartre. Hélas, on le sait depuis Beaumarchais, " Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ". Et rien ne put y faire, pas même les beaux yeux -- tu sais -- de Michèle Morgan, et Le Havre demeure marqué par cette sournoise périphrase et par la désobligeante légende de ces brumes persistantes.
 
Cette ville ouverte et aérée est faite pour le soleil, pour le printemps et pour l'été. Il faut la voir par un soir de  Juin, de Juillet, lorsque le couchant l'illumine et semble embraser toutes les fenêtres de l'avenue Foch. Il faut s'y balader quand une brise printanière frissonne dans le square Saint-Roch. Il faut aimer, en toute simplicité, les plaisirs débonnaires de son bord de mer. Car, dès les premiers beaux jours, tout change ici. Ce qui semblait au visiteur, solennel, un peu empesé, s'allège soudain, s'ouvre à l'aventure du matin. On ne traverse plus d'un pas pressé la grandiose Place de l'Hôtel de Ville, on s'attarde près des jets d'eau, des bassins où viennent boire les oiseaux. Sur la plage, d'étonnants charpentiers de marine remontent leur chère cabane. Près des Halles, on aménage les terrasses des cafés. Le Havre renoue avec sa vocation première : la vie au grand air.
 
( " Le Roman du Havre "
     de Yoland Simon )
 

Photos du haut / " Le Quai des brumes " de Marcel Carné :

http://www.allocine.fr/film/fichefilm-2594/photos/

 

Photos du bas/Le Havre ( Cliquer dessus afin de les agrandir ) :

" Avenue Foch " et " Ville en bord de mer "

http://www.yanous.com/pratique/tourisme/tourisme060428.html

Square Saint Roch :

http://imagesduhavre.wordpress.com/square-saint-roch-le-havre/

Place de l'Hotel de Ville :

http://www.france-horizons.com/Normandie/76-Seine-Maritime/Le-Havre/index.html

Jets d'eau des jardins de l'Hotel de Ville :

http://www.panoramio.com/photo/22274205

Cabanes sur la plage du Havre :

http://regionperpignan.canalblog.com/albums/le_havre/photos/14520888-cabanes_de_plage_au_havre.html

 

 

 

 

 

:

 
mardi 24 janvier 2012, a 08:39
à genoux...
 

Ne se mettre à genoux
que pour cueillir une fleur.
 
( Jacques Brel )
 

lundi 23 janvier 2012, a 07:10
xénophobe...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
J'ai un ami qui est xénophobe.
Il déteste à tel point les étrangers que lorsqu'il va dans leurs pays, il ne peut pas se supporter.
 
( Raymond Devos )
 
 
 

 

 
dimanche 22 janvier 2012, a 09:23
Mots croisés

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Un évêque, un curé, une bonne soeur se rendent en train à Lourdes.
L'évêque, un peu joueur, propose :
-- Nous avons tous les trois le même journal, si l'on faisait les mots croisés, page 12... on verra qui les termine le premier ?
Tout l'monde s'y met, et au bout de 5 minutes, l'évêque s'écrit :
-- Ca y est, j' ai fini !
La bonne soeur, 2 minutes plus tard :
-- J'ai fini aussi, mais ce n'était pas évident !
Dix minutes plus tard, le curé se gratte toujours la tête...
-- Ben quoi, M'sieur l'curé, vous attendez un miracle ou quoi, vous n'avez toujours pas fini... qu'est-ce qui vous embête ?
-- Ben, c'est le trois horizontal... j'ai bien la deuxième lettre, le O, la troisième le U, la quatrième le I, ensuite LLE et S... mais j'hésite, nouilles ou fouilles, non je ne vois pas...???
-- Mais bon sang, M'sieur l'curé, lisez donc la définition...
" Se vident quand le coup est tiré ".
Voyons, c'est évident ! 
C'est douilles... m'enfin !
 
La bonne soeur, d'une petite voix :
-- Euh, quelqu'un auraiti une gomme ?... Oups !

 
samedi 21 janvier 2012, a 11:35
rêver...
 

On faisait
chambre commune
et rêve à part.
 
( Michel Audiard )

vendredi 20 janvier 2012, a 07:06
insaisissable...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nous échouons à traduire entièrement ce que notre âme ressent : la pensée demeure incommensurable avec le langage.
 
L'idée est un arrêt de la pensée.
 
Nous ne percevons, pratiquement, que par le passé, le présent pur étant l'insaisissable progrès du passé rongeant l'avenir.
 
Ce que j'appelle " mon présent ", empiète tout à la fois sur mon passé et sur mon avenir.
 
Le passé tend à reconquérir son influence perdue en s'actualisant.
 
La route que nous parcourons dans le temps est jonché des débris de tout ce que nous commencions d'être, de tout ce que nous aurions pu devenir.
 
L'avenir de l'humanité reste indéterminé, parce qu'il dépend d'elle.
 
La seule cure contre la vanité, c'est le rire, et la seule faute qui soit risible, c'est la vanité.
 
Certains ont défini l'homme comme " un animal qui rit ". Ils pourraient aussi le définir justement comme un animal dont on rit.
 
La comédie est bien plus près de la vie réelle que le drame.
 
Il y a des choses que l'intelligence seule est capable de chercher, mais que par elle-même elle ne trouvera jamais. Ces choses, l'instinct seul les trouverait, mais il ne les cherchera jamais.
 
( Henri Bergson ) 
 

 
jeudi 19 janvier 2012, a 08:53
Tais-toi !
 

Et si par hasard il parvenait à caser plus de deux phrases, il était clair qu'elle avait un avis, elle ouvrait déjà la bouche pour commenter, et ça ne trainait pas.
Où trouvait-elle la confiance et l'énergie pour ainsi débattre, épiloguer, trancher de tout...?
 
( " Anielka " de François Taillandier )
 

mercredi 18 janvier 2012, a 06:44
Sur le bord du quai...
 

En 1900 , c'est au pied de la passerelle, sur le bord du quai, que tout se passait, que les fortunes, les empires se faisaient et se défaisaient. C'était là qu'au vu des cargaisons arrivant du Monde entier et découvertes sur place, tout se soupesait, se décidait, se contrôlait, s'échangeait et se négociait. Financiers, spéculateurs, importateurs, courtiers, revendeurs, armateurs, négociants, tous les notables se devaient d'être là, sur le tas en somme. Seuls les politiques et la banque ( et encore ) étaient à Paris. Avant la crise, la Bourse du Havre se faisait entendre dans le Monde entier avec sa promotion du Warrantage et du Marché à terme. Mais dés l'arrivée du télégraphe, du câble, et surtout du téléphone, puis de la TSF, tout avait commencé à changer, à se déplacer insensiblement vers la capitale. Désormais, toutes les transactions pouvaient se prévoir, se concrétiser, à Paris.

Le Havre progressivement et non sans ruades, retrouva son statut de simple ville provinciale. De vraie Sous-Préfecture.

Cette délocalisation-là, à l'envers, n'était pas celle de la main-d'oeuvre, mais celle des têtes pensantes, dirigeantes et décidantes repliées confortablement dans une capitale centralisatrice.

 
( " Le Havre de A à Z "
    de Jacques Grieu )
 
 
 
Illustration : Le Port du Havre/Peinture de Monet
 

 

mardi 17 janvier 2012, a 10:10
captif...
 

Elle le tient captif. Il n'aspire pas à la fuite. Son bonheur fait peine à voir.
 
( " La guerre " de Philippe Dagen )
 
 
 

lundi 16 janvier 2012, a 19:19
en sautoir...
 

Ils portent leur bonheur conjugal en sautoir, ils se tiennent par la main et échangent des regards attendris. Ils ont l'amour ostentatoire et glorieux.
 
( " La guerre " de Philippe Dagen )
 
 
 

photo :  www.fotosearch.com

 

samedi 14 janvier 2012, a 23:36
à mon avis...
 

C'est une question de propreté, il faut changer d'avis comme de chemise.
 
( Jules Renard )
 
Je ne suis pas toujours de mon avis.
 
( Paul Valéry )
 
Quand les gens sont de mon avis, j'ai toujours le sentiment de m'être trompé.
 
( Oscar Wilde )
 
 
 

photo :  www.fotosearch.com

 

 
 
 
 
 

jeudi 12 janvier 2012, a 19:13
Margaret...
 

Oui, longtemps après que les poètes ont disparu, leurs oeuvres célèbrent encore cette mythologie portuaire dans de langoureuses goualantes qui vous mettent le coeur à l'envers. Certains soirs, je m'en souviens, nous fêtions la dernière création des Baladins, du Manteau d'Arlequin. C'était comme un rituel, lorsque l'ambiance retombait un peu, qu'un léger abattement, après l'excitation de la première, gagnait les grandes tablées des acteurs et des invités, alors Isabelle Philippe et Raymonde Varin reprenaient
" La chanson de Margaret ".
Un instant, on oubliait cette représentation tant redoutée et saluée par un inévitable succès, et l'on écoutait, les yeux brillants, toutes ces avanies subies par l'héroïne de Mac Orlan.
De leurs belles voix, nos chanteuses ressuscitaient un Havre d'avant-guerre et les mirages trompeurs de ses rêves exotiques. Les rades où, rue de la Crique, des midinettes trop crédules faisaient leurs classes et le deuil du " très petit lot de leur petite vertu ". Les ports d'Amérique du Sud où les marins de cargos rongés de rouille qui avaient bourlingué sur toutes les latitudes cherchaient leur bonheur dans quelque boui-boui crasseux aux odeurs de sueur, d'alcools brutaux et de cambouis. Hélas, en dépit des promesses de louches souteneurs, la pauvre Margaret ne deviendrait pas la maîtresse de ce douteux Eden. Elle ne trônerait pas à son comptoir, en surveillant une clientèle au sang chaud, toujours prête à jouer du couteau. Les flics de couleur, déférents et admiratifs, ne l'appelleraient pas Madame. Fille, elle était, fille, elle resterait. Alors, au refrain, tout le monde reprendrait avec Isabelle et Raymonde la douloureuse prière de Margaret, ses improbables espoirs de retour :
 
Mon Dieu ramenez-moi dans ma belle enfance
Quartier Saint François, au bassin du Roi.
Mon Dieu rendez-moi un peu d'innocence
Et l'odeur des quais quand il faisait froid
Faites-moi revoir les neiges exquises
La pluie sur Sanvic tombant sur les toits
La ronde des gosses autour de l'église
Mon premier baiser sur les chevaux de bois.
 
( " Le Roman du Havre "
       de Yoland Simon )
 
 
 
 
 
 
 
 
" Théâtre du manteau d'Arlequin "
              Le Havre
 

Illustration : Peinture de Fabien Perez

http://fabianperez.com/

  

mercredi 11 janvier 2012, a 09:18
Onsaiti kan onsaipa...
 

Je suis comme un milieu entre Dieu et le néant.
 
( Descartes )
 
" Dieu " est une entité dont personne ne peut prouver ni nier la réalité.
 
La foi ne se discute pas. On l'a ou on ne l'a pas.
 
( " Dieu est-il athée ? "
     de Michel Barth )
 
L'Être humain limite sa raison à ce qu'il peut concevoir et il appelle çà la réalité.
 
( Pascale Fonteneau )
 
 
 

Illustration : www.fotosearch.com

lundi 09 janvier 2012, a 23:43
Le port dans la ville...
 

Un caractère qui puise ses racines cosmopolites et aventurières dans l'imbrication ancienne du port dans la ville. Ou bien de la ville dans le port ?

 
Les quais sont les rues pour un port. Des rues dont les bateaux seraient un peu l'une des façades.
 
( " Le Havre de A à Z "
    de Jacques Grieu )
 
 
 

 

 

Illustration : Superbe photo de notre potavrais Jean Paul :

http://photos76jeanpaul.canalblog.com/

 

Lire ou relire mes articles concernant " Le Havre de A à Z " de jacques Grieu :

http://percantoch.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=734321#COMMENT

 

http://percantoch.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=765536#COMMENT

 

http://percantoch.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=808959#COMMENT

 

 

/

 
 

dimanche 08 janvier 2012, a 22:58
Crise de la soixantaine...
 

--- Chérie, mon Amour, tu te rends compte... 40 ans que nous sommes mariés... incroyable ! 40 ans, je n'en reviens pas... il y a 40 ans, nous avions un tout petit appartement, une vieille voiture toute pourrie, Nous dormions sur le canapé et regardions une télé en noir et blanc de 41cm... incroyable ! Mais je couchais avec une jeune blonde de 22 ans. Maintenant, ma biche, nous sommes propriétaires d'une maison de 500000 euros, d'une Mercedes à 50000 euros, nous dormons dans un lit de 2m50 sur 2m20, nous avons une télé couleur écran plat de 180cm et je couche avec une vieille de 62 ans...
--- J'entends bien, mon chéri... tu as juste à te trouver une jeune blonde de 22 ans et mon avocat, mon Amour, fera en sorte que tu te retrouves rapidement dans un tout petit appartement tout riquiqui, avec une vieille voiture toute moche, que tu dormes sur un canapé tout défoncé et que tu regardes " Qui veut gagner des millions " sur une télé noir et blanc de 41cm... m'enfin !

dimanche 08 janvier 2012, a 09:25
de gros poissons...

Mon HAC a pêché de gros poissons
Des Merlus qui évoluent en Ligue 1
Au bout de sa ligne efficace hameçon
4 à 3 pour le HAC option très bien
 
Un beau match des buts magnifiques
Permettent de poursuivre l'aventure
La Coupe de France c'est magique
Allez lestigars confirmer c'est l'plus dur.
 
l'père Cantoche
 
 

Photos d'Emmanuel Lelaidier : http://www.hac.asso.fr/

 
samedi 07 janvier 2012, a 06:44
ce fruit mûr...
 

Le spasme qui pinçait ce fruit mûr que j'avais entre les jambes, cette figue juteuse, ce brugnon satiné, cette nèfle prête à se fendre.
 
( " Une vie pour deux "
     de Marie Cardinal )

vendredi 06 janvier 2012, a 10:42
je rêvasse...
 

J'ai horreur des gens dynamiques, je ne suis jamais pressé. Je suis un rêveur, c'est ma grande force.
 
Je peux rester des heures à rêvasser.
Je ne me pose pas de questions troublantes, je passe mon existence en revue et la trouve agréable. Je voudrais toujours que rien ne change, j'aime les décors immuables et les situations établies. Je me plais en France, pays hostile aux bouleversements et attaché à ses traditions.
 
J'adore rester seul à me morfondre, je rêvasse.
 
J'aurais aimé rencontrer des gens normaux, comme moi, frivoles, gentils, sans ambitions ni rancoeurs, démocrates sans histoires, à peu près honnêtes...
 
Paresse, égoïsme, manque absolu d'initiatives, goût maladif de la solitude.
 
J'ai les idées larges, ça laisse de la place pour celles des autres.
 
Aucune de mes idées ne me semble tout à fait légitime. Ni celles des autres absurdes.
 
Surpeuplé d'arrière-pensées, je n'adhère entièrement à aucun point de vue.
 
Qu'on ne compte pas sur moi pour changer la Société, elle me convient telle quelle.
 
( " Les corrompus "
de Gilles Martin-Chauffier )
 
Pourquoi, dans une vie si courte, visons-nous audacieusement des buts si nombreux ?
 
( " Odes " d'Horace )
 
 
 
 
 

jeudi 05 janvier 2012, a 12:25
une rosée passagère...
 

La première partie de la vie se passe à désirer la seconde;
la seconde à regretter la première.
 
( Alphonse Karr )
 
La vie est démesurément longue, démesurément courte.
 
( Georges Perros )
 
La vie humaine est une rosée passagère.
 
( Proverbe Japonais ) 

samedi 31 décembre 2011, a 09:02
Bonne Année 2012

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ce n'est pas le temps qui passe
Kek'tu dis pépère l'temps y passe
Mais l'Homme qui passe et trépasse
70 berges ct'année y'a pas trop d'casse
Et nous nous réjouissons du passage
Oui pourquoi pas c'nouveau passage
De 2009 en 2010 en tournant la page
De 2009 à 2012 j'tourne trois pages
 
Nous passons et les années coulent
Et là ce sont trois années qui roulent
Pour les fêter hilares on se saoule
Pour oublier j'me marre et me saoule
Encore une année de moins à vivre
Bof trois années de moins à vivre
Marrons-nous pour celle qui va suivre
J'me réjouis pour celle qui va suivre
 
Les humains sont des êtres bizarres
Chui quand même un gars bizarre
Qui tous les ans fêtent joyeux et hagards
Fêtant ce soir dans un joyeux tintamarre
Leur fin inéluctable en levant leur coupe
La fin prochaine de l'histoire, ma coupe
De Champagne leur moral en poupe
De Champagne et mon moral en poupe
 
Et l'père Cantoche en ce 31 Décembre
Et l'père Kisstorche en ce 31/12/2011
Ne se distinguera point des membres
Comme tous ces Amis visitant son blog
De la grande famille humaine en fêtant
Fête dignement cigare au bec la fin du 11
Dignement cigare au bec le Nouvel An
Et l'apparition du 12 sur nos blogs 
 
l'père Cantoche
 
 

EN NOIR :

Mon poème du 31/12/2009

http://percantoch.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=901700#COMMENT

EN ROUGE :

Le même, quelque peu remanié, pour féter 2012.

 

à l'occasion, lire ou relire mon article du 31/12/2010

http://percantoch.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=977224#COMMENT

 

Photo du haut : l'pére Cantoche en Nov 2009

Photo du bas , l'même chez sasooooor en Oct 2011

( Cliquer dessus afin de l'agrandir et voir, ainsi, les nouvelles rides.)

           Coll personnelle. Reproductions interdites

 
jeudi 29 décembre 2011, a 07:33
un signe extérieur de détresse...

Ils ne le quittent pas des yeux, il est là, à portée de leur main, le moindre de ses soubresauts les met en transe, s'il ne vibre pas, ils s'affolent, le tripotent dans tous les sens, le secouent, le caressent aussi, le retournent au besoin. S'il sonne enfin, c'est l'extase. S'ils l'égarent, ils vont penauds; si on le leur vole, ils tueraient. Il est leur sexe en promotion chez Darty. Il n'y a pas si longtemps, les hommes jeunes ou vieux, n'en avaient que pour leurs bagnoles, qu'ils astiquaient avec amour, ou leurs chiens qu'ils dressaient sans ménagement. C'est sur leur téléphone portable aujourd'hui qu'ils se vengent de n'être que des hommes.
 
Le téléphone portable est un signe extérieur de détresse.
 
( Pascal Sevran )
 
Vivre sans téléphone portable, vous imaginez le supplice ?
 
( Françoise Giroud )
 
Quand je vois tous ces gens qui se promènent ou mangent en téléphonant, tout en gardant un oeil sur la Bourse, ça me parait l'image même de la barbarie.
 
( Fabrice Luchini )
 
Les français passent leur temps à se téléphoner pour se dire qu'ils se voient et à se voir pour se dire qu'ils se téléphonent.
 
( Pierre Daninos )
 
Il aimait tellement le son de sa propre voix que chaque fois qu'il sortait de chez lui, il se téléphonait pour s'entendre sur le répondeur.
 
( Roger Pierre )
 
Le meilleur moyen de ne pas être dérangé au téléphone, c'est d'être en dérangement.
 
( Fernand Raynaud )
 
Connaîtrions-nous le nom de Madame de Sévigné si elle avait eu le téléphone ?
 
( Jean Cocteau )
 
Comment croire en Dieu qui, depuis le temps, n'a même pas le téléphone ?
 
( Jacques Sternberg )
 
 
 
Si vous avez du mal à lire le dialogue téléphonique des protagonistes de l'illustration (1) de cet article,
cliquez sur la petite vignette, ci-dessous, afin de l'agrandir.
 
 

 
mercredi 28 décembre 2011, a 08:31
faire la fête...
 

Nous voulons " faire la fête ".
Comme on " fait l'amour ",
comme on " fait médecine ".
Il y a des expressions qui donnent envie de rester chez soi.
 
( " Journal 1997/2000 "
 de Philippe Bouvard ) 

mardi 27 décembre 2011, a 09:31
le panorama de la " côte "...
 

Longeant la rue Félix Faure et ses immenses villas balnéaires, édifiées au XIXème siècle par les négociants du port, nous dominions la ville dans toute son étendue.
J'adorais ce panorama de la " côte " qui donnait au Havre une urbanité grandiose. Cent mètres plus bas, les tours en béton armé d'Auguste Perret se dressaient le long d'avenues rectilignes. Plus loin, vers l'est, les bassins portuaires, les entrepôts et les quais dominés par des grues métalliques se prolongeaient jusqu'aux usines innombrables, puis se perdaient dans les chapelets de fumées qui embrumaient l'estuaire de la Seine. A l'ouest, la ville s'interrompait brutalement devant la mer. Les deux bras de la jetée s'ouvraient vers le large, immense et scintillant, où se croisaient quantité de paquebots, pétroliers, méthaniers, porte-conteneurs, cargos, chalutiers, dragues, porte-barges, prêts à entrer en Europe ou à partir pour l'Amérique.
 
( " L'été 76 " de Benoit Duteurtre )
 
 

" Le Havre vu de la côte "

Photo de notre Ami Jean Paul

http://photos76jeanpaul.canalblog.com/archives/p70-10.html

Superbe Blog. Superbes photos à découvrir ou à re-découvrir

" Jean Paul 76 " dans la liste de " mes autres blogs préférés "

ou : http://photos76jeanpaul.canalblog.com

 

 
 
 

dimanche 25 décembre 2011, a 08:56
Recette de Noël...
 

Dinde au whisky :
 
1) Acheter une dinde de 2 kgs et une bouteille de whisky.
2) Prévoir du sel, du poivre, de l'huile d'olive et des bardes de lard.
3) Vérifier que vous avez un tube de mayonnaise, on ne sait jamais.
4) Barder la dinde, la saler, la poivrer et ajouter un filet d'huile d'olive.
5) Préchauffer le four à température moyenne ( 220°C ou thermostat 5 ) pendant 10 minutes.
6) Se verser un verre de whisky et le boire.
7) Mettre la dinde au four dans un plat de cuisson approprié.
8) Se verser un verre de whisky et le boire.
9) Renouveler cette dernière opération.
10) Après un quart beurre, oubrir l'four pour surbeiller la buisson de la binde.
11) Brendre la vouteille de biscuit et senboyer une bonne rasade.
12) Après un tard, un far t'heure... abrès un moment quoi, dituber jusqu'au bour.
13) Oufrir la borte, reburner, revourner... mettre la dinde dans l'autre sens.
14) S'asseoir sur une butain de chaise et se reverdir 2 ou 3 berres de ouisti.
15) Buire, tuire, cuire la dinde bandant 45 binutes... et hop, 3 berres de plus.
16) Se rebercer une bonne goulée de binde... non de visky.
17) Rabasser la binde qu'est tombée bar terre, l'ettuyer et la revoutre dans l'plat.
18) Se béter la fihure à cause du gras sur le barrelage de la buisine.
19) Ne bas essayer de se reveler.
20) Déciver qu'on est bien par derre et binir la mouteille de misky.
21) Blus tard, ramber jusqu'au lit... dorbir ze qui reste de la muit.
22) Le lendemain matin, prendre un Alka Seltzeir, manger la dinde froide avec la mayonnaise en tube et nettoyer le bordel que vous avez mis dans la cuisine.
 
Merci à notre ami l'père Lippi pour m'avoir envoyé par email cette succulente recette de la " Dinde de Noël au Whisky ".
 
Dessin de Jamie Charteris :

http://www.jamiecharteris.com/ 

trouvé sur :

http://www.glousseur.com/dessin-humour/tv-dindes.htm

 

et à l'occasion, si l'coeur vous en dit, pourquoi ne pas lire ou relire mon article du 23/12/2009... moi, je dis ça, si vous avez envie d'voir comment l'père Cantoche a attrapé la dinde... c'est vous qui voyez...???

http://percantoch.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=899859#COMMENT

 
 
 

samedi 24 décembre 2011, a 10:10
pas d'blague...
 

Pas d'blague les agents d'sécurité
D'Roissy d'Orly d'France et d'Navarre
Laissez passer l'père Noël par pitié
Y doit v'nir chez l'père Cantoche c'soir
 
l'père Cantoche 
 
 
 

vendredi 23 décembre 2011, a 09:17
handicap...
 

Un chat avec des moufles
n'attrape pas de souris.
 
( Proverbe Grec Antique )
 
 
 
 
Dessin de Deligne : http://deligne.fr/
 
 

jeudi 22 décembre 2011, a 06:41
MDR...!

 
" Bite " c'est un gros mot,
même si c'est une petite.
 
( Coluche )
 
 
 
 
Dessin de Bosc : http://www.j-m-bosc.com/
 
Photo du bas " Atelier sculpture/Maison de retraite ".
Cliquer dessus afin de l'agrandir ( euh... la photo... )
 

 
mercredi 21 décembre 2011, a 08:09
Tonton...
 

Un jour, nous étions dans les années 70, alors que nous rentrions à Paris, il avait fait arrêter sa voiture sur une route du Morvan. Il m'avait emmené dans un bosquet où, chacun contre un tronc d'arbre, nous nous étions livrés à la seule activité humaine qui nous soulage de tout. Je me souviens de l'avoir entendu dire, d'une voix inquiète :
-- Faites attention. Il y a des primevères par terre.
 
Il y a longtemps, François Mitterrand m'avait dit que Georges Clemenceau était le personnage de l'histoire de France dont il se sentait le plus proche. J'avais objecté qu'il avait gagné la guerre mais perdu la Paix, avec cet absurde traité de Versailles qui, à trop vouloir abaisser l'Allemagne, l'avait fait exploser.
 
Le nationalisme, affirma t'il, c'est l'opium des imbéciles. Le nationalisme c'est la guerre...!
-- Pourquoi ne l'avez-vous jamais dit...?
-- En politique, il ne faut jamais dire du mal des imbéciles.
 
Je n'ai pas peur de la mort, vous savez. A partir d'un certain âge, on finit par l'accepter. Ca devient une corvée à laquelle on ne peut échapper. On se dit qu'elle nous réveille de ce rêve qu'était la vie.
 
La mort nous ramène à notre juste place, c'est à dire nulle part.
 
L'approche de la mort l'avait ramené sur terre. Il avait ravalé sa morgue impériale et il était, je crois, redevenu lui-même, c'est à dire ce que nous sommes tous : pas grand-chose.
 
C'était comme si quelque chose avait mangé son visage de l'intérieur. Il ne lui restait plus que la peau, et elle était transparente. Dessous, il n'y avait que le néant qui aurait bientôt l'avantage. D'où l'effroi qui, de temps en temps, écarquillait ses yeux.
 
( " Le vieil homme et la mort "
   de Franz.Olivier Giesbert )
         lu en Avril 2005
 
 
 

mardi 20 décembre 2011, a 07:25
questions existentielles...
 

D'où venons-nous ?
Où allons-nous ?
Qui sommes-nous ?
sont des questions logiques, mais le vrai problème est :
qui va faire la vaisselle ?
 
( Alan Watts ) 
 
 
 

Découvrir Alan Watts :

http://www.syti.net/AlanWatts.html

Présentation
" J'attends d'un Auteur qu'il me parle de lui , c'est à dire de moi : qu'il augmente la conscience que j'ai de moi-même par identification ou par opposition avec la sienne . " (1)

" Je glane chaque jour une phrase , un paragraphe que je consigne ensuite sur un cahier , lequel peu à peu devient un livre , un étonnant fouillis sans histoire , mais qui les traverse toutes et construit à chaque lecture quelque chose de différent d'où émanerait , selon moi , un début de vérité , c'est à dire un mystère absolu . " (2)

Amoureux de Littérature , vous trouverez ici les passages de mes lectures qui m'ont interpellé .
Ces " Morceaux choisis " me parlent et j'ai envie de les faire partager à des gens qui , comme moi , n'ont pas besoin , de faire travailler leur cerveau pour que ça les émeuve . " (3)
Soyez les bienvenus , amateurs de , Philosophie , Poésie , Humour , Dérision , Choses obscures , particulières et sans grand intérêt mais ...
QUI SONT LA ... ! (4)

" Les travaux de l'Esprit ne sont pas plus méprisables que les travaux Manuels."(5)

Ce serait de l'égoïsme d'avoir une vie intérieure et de ne pas l'extérioriser un peu. (6)

Nul ne peut préjuger des lieux où souffle l'esprit. (7)

l'père Cantoche

(1)"Lire et Ecrire"de Maurice Chapelan
(2)Citation remaniée et personnalisée du " canapé rouge " de Michèle Lesbre
(3) librement inspiré par Jacques Grieu("Brouillard en Baie de Seine)
(4) librement inspiré par François Taillandier("N6")
(5) Nicolas Boileau
(6) "Journal1997/2000"
de Philippe Bouvard
(7) André Malraux

Image de fond : ericdetrez.free.fr

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commentaire(s)
un homme... river (29/01/2012 20:07)

hé ! beau contraste ...

un tas de glaise... phyll (28/01/2012 19:15)

ah ouais !!.... supe...

un homme... ressonus (28/01/2012 10:53)

Bonjour ,nous sommes...

Un chef... l'père Cantoche (28/01/2012 09:14)

Euh, Jean Paul... po...

Un chef... l'père Cantoche (28/01/2012 09:03)

Les potavrais sur la...

un tas de glaise... DAN (28/01/2012 08:02)

Un grand bonhomme au...

un homme... DAN (27/01/2012 15:14)

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Un chef... jeanpaul76 (26/01/2012 17:40)

J'aime bien le ...

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